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Données Scientifiques & Livres
Livres sur le Sungazing
Les cellules de notre corps captent et émettent de la lumière
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Dans ces données scientifiques, vous trouverez différentes rubriques :
- Des livres, la plupart écrits par des médecins ou chercheurs qui ont travaillé sur les bienfaits du soleil sur la santé.
- Des articles très intéressants extraits de la revue BIOCONTACT qui avait édité un numéro spécial sur "La Lumiere".....
Ici même , laissez dérouler les articles, dont voici quelques titres alléchants:
- " Le corps humain, capteur d'énergie solaire "
- " Le soleil vital "...
- " La lumière naturelle nourrit toutes nos cellules" où, en parallèle à la malnutrition, on parle maintenant de "la mal -illumination"...
- " Lumière et phosphènes", la méthode du Dr Lefébure (1916-1988) qui est un merveilleux complément au Sungazing pour stimuler votre créativité. Attention, à respectez le temps recommandé !: UNE DEMI-SECONDE... ( voir détail dans le texte) ....
suite ci dessous......
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LE CORPS HUMAIN, CAPTEUR D'ENERGIE SOLAIRE
L’être humain dort la nuit et s’active le jour. Ce n’est pas un hasard. Jacob Liberman, auteur du best-seller « Light, medecine of the future » nous rappelle à juste titre que la lumière est une nourriture vitale qui touche en profondeur tout notre être.
Vous êtes-vous demandé pourquoi l'on appelle le profond processus d'évolution humaine "illumination", ou pourquoi la portion de galaxie dans laquelle nous vivons s'appelle le "système solaire" ? Le terme "système solaire" ne signifie-t-il pas que les êtres humains proviennent, plus ou moins directement, du soleil ? Pourquoi les gens utilisent-ils fréquemment les expressions "détendez-vous" (dérivées du verbe anglais traduisant "éclairer") ou "tu illumines ma vie" ? Quelle différence y a-t-il entre vivre à la lumière et vivre la nuit sombre de l'âme ? Est-il possible, comme l'affirme le célèbre physicien David Bohm, que "tout soit constitué de lumière figée" ? Se pourrait-il que notre évolution, de façon profonde, soit liée à notre capacité de capter et utiliser la
lumière à la fois à un niveau spirituel et à un niveau physique ? Ces questions, ainsi que beaucoup d'autres, sont aujourd'hui étudiées scientifiquement, plutôt que d'un point de vue uniquement métaphysique ou spirituel. Les visions des sages clairvoyants d'autrefois ne sont peut-être pas si différentes des découvertes scientifiques actuelles.
Nous nous trouvons actuellement dans une ère de découvertes scientifiques accélérées et le fossé séparant la connaissance scientifique du savoir "intuitif" se comble petit à petit.
L'idée selon laquelle la lumière est partie intégrante de toute vie et création est depuis toujours évidente. Le soleil, notre source principale de lumière, chaleur et
énergie, soutient non seulement toute vie sur terre, mais également la terre elle-même.
La lumière du soleil, en plus de fournir de l'énergie aux plantes pour la photosynthèse – laquelle, à son tour, permet la vie des animaux et des humains – est à la base d'une grande partie de nos connaissances, puisque c'est grâce à nos yeux que l'on apprend le plus.
La lumière du soleil est composée d'une variété d'énergies transmises à la terre sous la forme d'ondes électromagnétiques. Seulement une petite partie de ces ondes atteignent en fait la surface terrestre et seulement environ 1 % du spectre électromagnétique total, semblerait-il, est perçu par l'oeil. La partie visible du spectre
électromagnétique, laquelle contient toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, du violet (avecles ondes les plus courtes) au rouge (avec les ondes les plus longues), est un des éléments les plus importants pour le fonctionnement et l'évolution humaine. Nos vies,notre santé et notre bien-être dépendant vraiment du soleil.
Nuit et jour
Quand les premiers humains ouvrirent pour la première fois leurs yeux le matin, ils ont dû reconnaître que la lumière de chaque jour apportait un nouveau commencement. Au fil de l'Histoire nous avons pu voir que ce nouveau commencement allie l'inspiration et regain d'activité physiologique, d'énergie et d'action. Chaque lever de soleil, en tant que transition entre l'obscurité reposante de la nuit et la lumière dynamisante du jour, pénètre de vie tous les êtres vivants.
A ce moment-là, les fleurs s'ouvrent, les animaux et les humains se réveillent, le monde se gonfle d'énergie, et un nouveau jour commence. Le jour est conçu et représenté par le jaune du soleil, le bleu du ciel et le vert de la terre. En avançant dans la journée, les couleurs dans notre environnement changent sensiblement, s'associant aux effets respectifs sur le monde vivant. La fin de la journée, caractérisée d'abord par le rougeoiement du soleil qui disparaît dans le bleu sombre de la nuit, déclenche un ralentissement graduel de toute activité physiologique, puis la tranquillité et le rajeunissement.
Cette transition colorée entre le jour et la nuit représente véritablement le changement de rythme interne ayant lieu dans chaque être vivant. Alors que la nature passe d'un bout à l'autre du spectre des couleurs (du rouge-orange diurne au bleu sombre nocturne) nos corps passent également d'une fonction à une autre (du travail au repos).
Ce phénomène naturel est comparable au changement de vitesse d'une voiture qui
demande de passer par le point mort. Avant que la lumière du jour ne se transforme en obscurité nocturne, un fameux "flash vert" est souvent évoqué. Le vert, centre du
spectre visible des couleurs, correspond à la "zone neutre" ou "galerie" à travers laquelle passent tous les êtres vivants avant d'entrer dans une nouvelle phase de fonctionnement ou même de vie. De l'expérience humaine des tout premiers levers de soleil aux couchers de soleil d'aujourd'hui, nous sommes toujours aussi impressionnés par la beauté, la puissance et les propriétés de création et de maintien de la vie émanant de la lumière. Aussi semblerait-il que nos centres physiologiques et émotionnels soient synchronisés avec la nature par le biais de la lumière et que nous soyons véritablement la progéniture de la nature.
Le rythme de la vie
Etant conscient du fait que les variations journalières des couleurs dans l'environnement sont intimement liées aux changements rythmiques et journaliers de
leur corps, les humains ont reconnu que les changements de couleurs, liés aux saisons, sont également le reflet des altérations biologiques au sein de chaque être vivant. Par exemple, les acupuncteurs traditionnels chinois, reconnaissant ces altérations biologiques, recommandent régulièrement des traitements au moment des changements de saison.
Aussi les saisons et leurs changements de couleur relatifs sont-ils devenus une réflexion universelle sur le rôle que les couleurs jouent par différents aspects des
expériences dans la vie. Par exemple, les agriculteurs ont toujours su qu'il y a différentes saisons plus planter, faire pousser et moissonner. Ils ont observé que les
variations saisonnières et l'intensité de la lumière du jour contrôlent le bourgeonnement, la croissance et le repos des plantes. Il apparaît aussi que les animaux sont impliqués de la même façon que les plantes dans cette connexion, étant donné que leur hibernation, migration et croissance ont lieu de façon saisonnière et, ainsi, semblent étroitement liées aux changements dans la lumière ambiante.
Chez les humains, l'exposition au soleil influence de façon significative une multitude de fonctions physiologiques et psychologiques. Parmi celles-ci, la fertilité et l'humeur sont deux des fonctions les plus affectées. On peut remarquer cela dans beaucoup de pays du Nord de l'Europe, tels que la Norvège et la Finlande, où des mois d'obscurité surviennent chaque année.Dans ces pays, une corrélation directe a été trouvée entre une exposition au soleil moins importante et une incidence accrue sur l'irritabilité, la fatigue, la maladie, l'insomnie, la dépression, l'alcoolisme et le suicide. Il est intéressant de remarquer qu'en Finlande, plus d'enfants sont conçus pendant les mois de juin et juillet quand le soleil brille approximativement vingt heures par jour, que pendant les mois d'hiver.
Le soleil : le guérisseur originel
De la phrase biblique initiale "Que la lumière soit" à l'idée d'être "illuminé", la lumière a joué un rôle important dans le développement du monde vivant. Les anciens peuples égyptiens, romains, grecs, ainsi que d'autres civilisations importantes ont fait un usage thérapeutique important de la lumière. Bien que les médecins égyptiens furent les premiers à utiliser les couleurs pour guérir, les Grecs furent en fait les premiers à décrire à la fois la théorie et la pratique de la thérapie solaire. Héliopolis, la ville grecque du Soleil, était renommée pour ses temples de guérison dans lesquels la lumière solaire était brisée et divisée selon ses composants spectraux (couleurs) et chaque composant était utilisé pour un problème médical spécifique.
Hérodote, le père de l'héliothérapie (une thérapie consistant à s'exposer au soleil) écrivit que l'exposition au soleil est hautement nécessaire pour les personnes devant
"reconstruire" leur santé et ayant besoin de prendre du poids. En hiver, printemps et automne, le patient devrait permettre au soleil de baigner tout son corps ; mais en été, à cause de la chaleur excessive, cette méthode ne devrait pas être utilisée pour traiter les patients faibles.
Les couleurs étant une manifestation de la lumière, ont eu une signification thérapeutique et divine dans ces civilisations historiques.
La science moderne reconnaît la valeur de la lumière
L'utilisation thérapeutique de la lumière était connue dans de nombreuses civilisations pendant des milliers d'années. Quels sont les effets d'un manque de lumière ? Probablement, la première référence directe dans la littérature scientifique moderne concernant l'influence de la lumière du soleil sur la croissance normale des
êtres humains, se trouve dans le livre "Macrobiotique", écrit en 1796 par Hufeland.
Celui-ci écrit : « même l'être humain devient pâle, mou, apathique, quand il est privé de lumière et perd par la suite toute son énergie vitale comme le montrent tristement les nombreux exemples de personnes enfermées dans un donjon sombre pendant une longue période ».
Pouvez-vous imaginer comment vous vous sentiriez si chaque jour était nuageux, sans lumière du soleil directe ? Ou si vous viviez dans un pays où il fait noir pendant
plusieurs mois chaque année ? Et qu'adviendrait-il si vous deviez passer la plupart de votre temps confinés chez vous ? N'est-ce justement pas cela que font en fait beaucoup de gens, et considèrent normal depuis leur enfance ? Pourrait-ce être la raison pour laquelle les gens qui travaillent en intérieur prennent souvent du poids, deviennent pâles et manquent de vitalité ? Nous sommes-nous condamnés, à travers nos modes de vie, à vivre comme des prisonniers dans des donjons des temps modernes, pleins de néons.
Comme le dit Tom Hanks dans le film « Joe vs the volcano », « Ces lumières fluorescentes me pompent ma vitalité ! ».
Plus récemment, Albert Szent-Gyorgyi, qui a reçu un prix Nobel et a découvert la
vitamine C, a reconnu à quel point la lumière et les couleurs nous affectent. De ses
recherches il a conclu que « toute l'énergie que nous recevons pour notre corps
provient du soleil ». Il a observé que, grâce au procédé de photosynthèse, l'énergie du soleil est emmagasinée dans les plantes, qui à leur tour sont mangées par les animaux et
les humains. La digestion et l'assimilation par ces derniers consistent en un broyage, un transfert, un emmagasinement et une utilisation de cette énergie issue de la lumière.
Szent-Gyorgyi découvrit que beaucoup d'enzymes et d'hormones nécessaires au
traitement de cette énergie sont colorées et très sensibles à la lumière. En conséquence, quand elles sont stimulées par des couleurs spécifiques de lumière, ces enzymes et ces hormones connaissent souvent des changements moléculaires qui altèrent leurs couleurs originales. Ces changements induits par la lumière affectent nettement la puissance de ces enzymes et de ces hormones et provoquent des réactions dynamiques dans le corps.
Cela montre également que la couleur apparente d'une chose pourrait être un fort
indicateur de sa structure moléculaire. Szent-Gyorgyi dit que la lumière touchant notre corps peut littéralement "transformer" les fonctions biologiques basiques qui sont liées au processus de "ré-énergétisation dans le corps", ce qui nous fait vivre. Si les couleurs et la lumière ont un si puissant effet sur nous, quels pourraient être les effets de vivre sous une lumière qui est sensiblement différente du soleil ? Peut-être s'agirait-il de la même différence entre une voiture roulant à l'essence ordinaire et peu coûteuse et une autre roulant à l'essence premium avec un fort taux d'octane !
En 1979, Martinek et Berezin vinrent aux mêmes conclusions. Ils trouvèrent que
la lumière et les couleurs peuvent jouer un rôle remarquable dans l'efficacité régulatrice de certains systèmes d'enzymes dans l'activité biologique du corps. En particulier, ils ont découvert que :
- certaines couleurs de lumière peuvent stimuler certains enzymes du corps et les
rendre jusqu'à 500 % plus efficaces,
- certaines couleurs peuvent augmenter le taux de réactions enzymatiques, activer
ou désactiver certaines enzymes et affecter le mouvement de substances à travers les membranes cellulaires. Ces recherches, comme nous pouvons le constater, placent la lumière dans une position très puissante de régulateur de nombreuses fonctions biologiques dans le corps.
Les couleurs peuvent aussi indiquer le stade de vie d'une personne ou bien son
état de conscience. Je pense non seulement que la lumière a sur nous une influence,
mais que notre état de conscience détermine notre utilisation de la lumière. Prenez par exemple quelqu'un qui est malade, cela lui fait perdre toutes ses couleurs vitales ; prenez quelqu'un qui se sent embarrassé, très souvent son visage "rougit". Peut-être l'état d'esprit de ces personnes-là a-t-il altéré leur capacité à capter, utiliser et émettre de la lumière.
Le corps humain est nourri directement par les stimulations de la lumière solaire ou indirectement par la nourriture, les boissons, ou en respirant l'air que la lumière solaire a vitalisé. Cette énergie lumineuse non seulement influence nos activités physiologiques et nos humeurs, mais il a été récemment démontré que son effet sur le corps est similaire à celui produit par un entraînement physique avec des améliorations de la forme. Le Dr Zane Kime, dans son livre "Sunlight", affirme qu'une série d'expositions au soleil abaisse le rythme cardiaque des repos, la pression sanguine, le rythme respiratoire, le taux de sucre dans le sang et le taux d'acide lactique résultant d'un prochain effort physique. Ces mêmes expositions au soleil augmentent l'énergie, la force, l'endurance, la résistance au stress et la capacité du sang d'absorber et véhiculer l'oxygène.
Résultats d'expositions au soleil progressives et importantes
Résultats d'un programme d'exercices physique progressif et important
Baisse du taux cardiaque de repos
Baisse de la pression sanguine
Baisse du rythme respiratoire
Baisse du taux de sucre dans le sang
Baisse du taux d'acide lactique résultant d'un prochain effort physique
Augmentation de l'énergie, de la force et de l'endurance
Augmentation de la résistance au stress
Augmentation de la capacité du sang d'absorber et véhiculer l'oxygène.
Effets physiologiques des bains de soleil par rapport à l'exercice physique.
Pour résumer, ces découvertes, en parallèle avec celles faites par d'autres
scientifiques et médecins très reconnus, semblent indiquer que le corps humain est
véritablement une cellule photo vivante activée par la lumière solaire. Puisque la
lumière est reconnue comme ayant un effet profond sur le vivant et puisque notre
perception de la lumière se fait par l'intermédiaire des yeux, il semble évident que la
fonction des yeux ne soit pas uniquement de "voir".
Jacob Liberman.
Extrait de « Light, medecine of the future », Jacob Liberman, O.D., Ph.D., Bear &
Company Publishing, (avec l’autorisation d’Inner Traditions International Ltd., One
Park Street, Rochester, Vermont 05767, Etats-Unis, tél. : 001 (802) 767-3174, fax : 001
(802) 767-3726, site : www.innertraditions.com).
Informations sur les travaux de Jacob Liberman :
www.jacobliberman.com (en anglais), mél : info@jacobliberman.com.
Jacob Liberman donnera une conférence le 27 juin en Ecosse et un séminaire de 5 jours
en Angleterre le 30 juin.
LE SOLEIL VITAL
Il y a longtemps que les chercheurs russes avaient constaté les dégâts occasionnés par une « carence » en ultraviolets, qu’ils appelaient de façon imagée «famine de lumière ». Aujourd’hui, on sait fabriquer des lampes « plein spectre » qui reproduisent toute la richesse de la lumière solaire, produisant des effets spectaculaires tant au niveau physiologique, hormonal que nerveux, sans parler de bien-être…
Que nous soyons des bureaucrates ou des athlètes, les effets des ultraviolets sur la forme sont considérables. Un exemple en est l'amélioration de la force, de l'endurance et du temps de récupération des muscles - et ceci inclut le muscle cardiaque. Une mise en forme entreprise au soleil ou sous une exposition aux ultraviolets est beaucoup plus efficace que sans. Lorsque la peau est exposée au soleil, le sang qui l'irrigue reçoit les ultraviolets et les autres radiations. La capacité du sang à transporter l'oxygène augmente et ceci se produit dans l'heure et dure des semaines. Ceci signifie que le coeur et les poumons seront soulagés car les rythmes respiratoire et cardiaque seront plus réduits. En même temps, la quantité d'oxygène apportée aux tissus, y compris les tissus du coeur, augmente.
Les muscles exposés directement au soleil montrent aussi certains effets locaux. Il y a une augmentation de l'irrigation sanguine à travers le muscle grâce à la détente des vaisseaux sanguins concomitante à l'augmentation mesurable de la température du muscle. En même temps la force et l'endurance musculaire augmentent. Après une seule exposition aux ultraviolets, l'effet dure au moins cinq jours. Alors que l'amélioration de la circulation sanguine a un effet général - et exposer par exemple un bras aura des effets sur tout le corps - l'augmentation du flux sanguin à travers les muscles est un effet local et ne se produit que dans les muscles exposés aux ultraviolets.
Nus sur les stades
Les Grecs appréciaient de façon évidente l'importance du soleil ; leurs athlètes s'entraînaient nus, exposant ainsi tous leurs muscles à ses bienfaits. Je crains que comme amélioration de la forme ceci soit moins bien perçu pour les Jeux Olympiques que ce ne l'était évidemment dans la Grèce antique. Cependant on sait que les athlètes allemands ont utilisé les ultraviolets pour leurs entraînements en vue des Jeux de Sydney, avec des effets marqués sur leur forme. Il n'y a donc pas de raison que les gymnastes et clubs de mise en forme ne soient équipés d'éclairages plein spectre, permettant aux athlètes et aux clients de s'entraîner sous une lumière ultraviolette ; d'ailleurs quelques centres en sont maintenant pourvus. Il n'est pas nécessaire de s'entraîner nu mais il semble préférable d'éviter les textiles synthétiques car les fibres naturelles laissent mieux pénétrer les ultraviolets tout en absorbant mieux l'humidité et en nous gardant plus au sec. D'autre part, plus la matière est légère et plus la couleur est claire, plus les ultraviolets peuvent atteindre la peau. Il existe maintenant des vêtements de sport "transbronzants", relativement transparents aux ultraviolets, qui apportent les mêmes avantages.
Lumière et performance sportive
La première étude importante dans ce domaine a été réalisée par Allen et Cureton
en 1945. Lorsqu’un groupe d'étudiants, en général non entraînés, de l'Université de l'Illinois a suivi un traitement aux ultraviolets ainsi que des cours d'éducation physique, leur pouls après l'exercice avait chuté en moyenne de plus de 10 pulsations. Les étudiants qui firent les mêmes exercices mais sans ultraviolets n'eurent qu'une amélioration de 3 pulsations. Le groupe à ultraviolets a aussi remarqué que son temps de récupération s'était réduit de 30 % et sa forme musculaire s'était améliorée de 50 % de plus que celle du groupe de contrôle.
Mais les résultats les plus étonnants de cette étude furent relevés dans les tests cardio-vasculaires : le groupe à ultraviolets s'était amélioré de près de 20 % comparé à un simple 1,5 % d'amélioration dans le groupe de contrôle. La forme cardio-vasculaire, dans ce cas, fait référence à une mesure combinée de différents paramètres, tels que le pouls au repos, l'augmentation du pouls après l'effort, la tension artérielle couché et assis, l'augmentation de la tension artérielle après l'effort et le temps de retour du pouls
à la normale après l'effort. Les étudiants rapportèrent aussi un intérêt et un enthousiasme accrus pour leur travail et il y a eu deux fois moins de rhumes dans le groupe à ultraviolets que dans le groupe de contrôle.
Lorsque le département de médecine sportive du centre d'entraînement de l'équipe olympique allemande a mis en oeuvre, pour les Jeux Olympiques de Sydney, un programme régulier d'exposition aux ultraviolets à un niveau sub-érythémateux (ndlr : en dessous du seuil d’apparition des coups de soleil), il a été observé des améliorations remarquables, allant même au-delà de celles qu'Allen et Cureton avaient constatées. Il y avait non seulement des bienfaits cardio-vasculaires mais aussi au niveau immunitaire et, encore plus intéressant, les athlètes avaient moins de problèmes de santé, se blessaient moins et se remettaient plus vite d'un éventuel problème.
Comment cela se produit-il ? Il y a une multitude de mécanismes concernés, depuis les processus physiques bien établis jusqu'aux aspects purement psychiques, en passant par une combinaison de ces deux gammes d'effets.
On observe chez ceux qui s'entraînent dans un environnement d'ultraviolets une augmentation du glycogène des muscles et du foie. Les hydrates de carbone des repas sont réduits en molécules de glucose qui, soit circulent dans le sang et sont immédiatement disponibles mais aussi vite perdues, soit sont stockées sous forme de
glycogène pour un usage ultérieur. Les molécules de glycogène consistent en des milliers d'unités de sucre ou de glucose assemblés en petits amas. Chaque amas contient trente-quatre molécules de glucose. Le glycogène représente la principale source d'énergie pour un effort physique normal et constitue le facteur limitant en endurance.
Lorsque tout le glycogène disponible dans le muscle est consommé, le muscle dépend de l'énergie qui peut lui être apportée par le sang. Un des plus importants effets de l'entraînement physique est d'augmenter le stockage du glycogène dans le muscle et ceci explique pourquoi les athlètes ne font que des entraînements légers pendant les deux ou trois jours qui précèdent un compétition car cela prend ce délai pour reconstituer la réserve de glycogène des muscles.
Lorsque les sportifs sont exposés aux ultraviolets, le niveau de glycogène dans leurs tissus chute dans la première heure ou à peu près, et les enzymes qui fabriquent le glycogène sont stimulées. Le niveau de glycogène stocké dans les tissus augmente rapidement pendant environ seize heures. A cause de cette durée, un éclairageultraviolets ou l’exposition au soleil pendant une ou deux journées précédant une compétition apparaîtrait être l'idéal. Il est clair aussi que les athlètes qui s'entraînent ou viennent de pays tropicaux ont un avantage sur ceux qui habitent dans le nord de l'Europe.
Ultraviolets et taux de sucre sanguin
Parallèlement à l'augmentation du glycogène stocké, il y a une réduction du taux
de sucre sanguin - ou plus précisément une normalisation d'un taux anormal. Bien que la plupart des cellules de notre corps ne dépendent pas du glucose car elles ont la
possibilité d'utiliser leurs propres réserves de glycogène, le cerveau est lui très
dépendant du glucose sanguin et en consomme jusqu'à 20 %. En conséquence, l'état
dans lequel nous nous sentons dépend beaucoup du niveau de glucose disponible.
Lorsque le sucre sanguin est élevé, on se sent alerte, l'esprit clair, énergique ; s'il est trop
élevé, on peut se sentir tendu, anxieux et agité. C'est précisément cette gamme d'effets
que nous ressentons après une tasse de thé ou de café corsé et c'est surtout en
augmentant le taux de glucose sanguin que ces "poisons sociaux" fonctionnent.
Lorsque le taux de sucre sanguin diminue, nous tendons à nous sentir sans
énergie, à somnoler, à devenir irritable et émotif. C'est alors que notre faiblesse innée s'exprime à travers une gamme de symptômes tels que migraines, évanouissements, hallucinations, crises de larmes ou de mauvaise humeur ou simplement endormissement au travail. Lorsque le taux de sucre est haut, c'est l'anxiété et la colère qui dominent, lorsqu'il est bas c'est la dépression et l'épuisement. Cela peut expliquer pourquoi beaucoup d'entre-nous deviennent par moment invivables ; lorsque notre sucre sanguin est bas, nous nous trouvons en plein effondrement en train de nous demander pourquoi tout le monde nous déteste. De nombreuses femmes remarquent que ce problème d'hypoglycémie - niveau de sucre bas - est accentué avant leurs règles.
L'effet de la lumière sur le taux de sucre sanguin est tout à fait remarquable et dépend de la longueur d'onde de la lumière utilisée.
Cet effet a ensuite été confirmé par d'autres études sur des humains qui ont montré que le niveau de sucre chez les diabétiques était aussi abaissé par les ultraviolets. Les diabétiques ne produisent pas assez d'insuline, la molécule qui réduit le taux de sucre sanguin en le dirigeant vers les cellules. Leur taux de sucre est donc instable et ils doivent couramment se faire des piqûres d'insuline pour le réduire. Avant la seconde guerre mondiale, Pincussen a montré qu'avec des doses quotidiennes
d'ultraviolets, il pouvait réduire très efficacement le taux de sucre de sujets normaux ou diabétiques. Il y avait une amélioration immédiate après le premier traitement et à la fin d'une période de deux semaines le taux de sucre s'était établi à la normale et y restait. La glycémie ne montre aucune tendance à tomber sous la normale alors il n'y a pas de raison de penser que les ultraviolets aient un effet hypoglycémiant
dommageable. Dans ces études, les ultraviolets étaient directement appliqués sur le
sang, lors d'une sorte de dialyse, et le résultat était rapidement sensible, indiquant que le processus ne passait pas par la production de vitamine D.
La vitamine D a aussi son importance car une carence réduit la sécrétion d'insuline jusqu'à un niveau qui peut devenir irréversible. L'augmentation du taux de vitamine D (et de calcium) a aussi un effet stimulant sur la production d'insuline par le pancréas, en particulier chez les personnes qui, pour diverses raisons, incluant lediabète, en produisent peu, et sont dépendantes du niveau d'ultraviolets à cet égard, avec des niveaux plus bas en hiver et dans les régions nordiques. De même, une
supplémentation en vitamine D des jeunes enfants contribue à prévenir l'apparition du diabète juvénile ; cette supplémentation réduit leur risque de maladie d'un tiers mais supplémenter leurs mères pendant la grossesse a réduit le risque de deux tiers. En fait la vitamine D apparaît traiter presque toutes les composantes du diabète, ainsi que les problèmes liés, comme l'hypertension.
Une proportion de 10 % d'ultraviolets et 90 % de lumière visible produit le meilleur effet stabilisant de la glycémie chez les personnes en bonne santé, et produit les meilleurs résultats pour augmenter les réserves de glycogène dans le foie et dans les muscles. Cette proportion, vous n'en serez pas étonné, est proche de celle qui existe
dans la lumière solaire et c'est l'équilibre recherché dans les lampes modernes plein spectre.
L'insuline est aussi importante comme molécule qui régule une grande gamme de nutriments, et non seulement le sucre, à travers les parois cellulaires et dans les cellules.
Sans elle il y aurait des problèmes de nutrition cellulaire même si l'alimentation était correcte.
(…) Le soleil peut aider de plusieurs façons à régler ce problème. D'abord, en stimulant tout notre système hormonal et notre métabolisme, il augmente l'efficacité
avec laquelle nous utilisons les nutriments. Ensuite, en augmentant la production d'insuline, il permet l'acheminement efficace des nutriments vers nos cellules. Enfin,
une augmentation de la production de vitamines D entraînera une augmentation de notre assimilation du calcium, du magnésium et des protéines de notre alimentation. Il y a souvent des carences en magnésium chez les athlètes et une supplémentation conduit souvent à une amélioration générale de la santé et aussi à de meilleures performances sportives.
Soleil et activité hormonale
La relation suivante entre la lumière et la forme passe par la glande pinéale, ce fameux « troisième oeil » qui régule l'ensemble de notre équilibre hormonal. La glande pinéale produit la mélatonine en réponse à l'obscurité. L'effet de ce composé chimique consiste à nous rendre somnolent, prêt à dormir. Mais il se trouve que la glande pinéale régule aussi l'activité de la glande pituitaire. Cette petite glande à la base du cerveau produit des hormones qui contrôlent le fonctionnement de toutes les autres glandes endocrines et donc toutes les cellules du corps.
Les sécrétions de la glande pituitaire incluent une hormone stimulante de la thyroïde (TSH), une hormone stimulante des surrénales ou hormone adrénocorticotrophique (ACTH) et plusieurs autres hormones qui ont des effets sur les glandes sexuelles en particulier. Avec toutes les fonctions endocrines, ce n'est pas du genre "si une petite dose est bienfaisante, alors une dose importante le sera encore plus".
Il faut un équilibre précis des hormones pour être en bonne santé et un excès est aussi dommageable qu'un manque.
Ceci a été prouvé par les travaux de Hollwich en 1980. Il a étudié dans un environnement de lumière naturelle puis de lumière artificielle les niveaux sanguins
d'ACTH, l'hormone stimulante des surrénales. Après une quinzaine de jours sous un éclairage de fluorescent "blanc froid" les niveaux d'ACTH des personnes augmentaient jusqu'à atteindre des niveaux anormalement élevés, des niveaux de stress. Puis deux semaines de lumière naturelle les restituaient à la normale. Mais lorsqu'on utilisait des lampes plein spectre, il n'y avait pas d'augmentation significative d'ACTH. Dans les deux cas, l'intensité lumineuse était assez élevée, à 3 500 lux, pour supprimer la sécrétion de mélatonine. Il ne s'agissait pas d'un effet direct de la glande pinéale, facile à repérer, mais d'un autre mécanisme lié. Nous ne savons toujours pas comment ceci opère mais le fait est qu'une lumière artificielle avec un spectre différent de la lumière solaire crée un stress dans notre corps, même au bout d'une période de deux semaines, qui suffit à déclencher au niveau de la glande pituitaire une production excessive d'hormones.
(...) Le soleil atteignant la peau peut élever le taux d'hormones sexuelles dans le sang. Cet effet est connu depuis plus de 50 ans et a été à la base, par exemple, de
techniques pour améliorer le taux de fertilité des poules. Mais la même chose se produit chez les humains. Lorsque des chercheurs ont appliqué des doses d'ultraviolets à des sujets à Boston, ils ont trouvé qu'une série de cinq expositions, de durée croissante, chacune d'entre elle suffisante pour produire un léger rougissement de la peau, pouvait doubler la production d'hormones mâles.
Cela correspond aux études qui ont montré que le taux de testostérone, la principale hormone mâle, augmentait de 20 % en été pour atteindre une pointe en septembre. Chez les femmes l'effet est moindre mais quand même mesurable. La partie du corps exposée avait aussi de l'importance. Une certaine augmentation était atteinte quelle que soit la partie de la peau qui recevait l'irradiation tandis qu'exposer le dos provoquait un doublement des hormones et exposer les organes génitaux pouvait provoquer un triplement du niveau d'hormones. Le taux d'hormones mit quinze jours ou plus pour redescendre au point de départ et l'impact bénéfique sur la santé, le bien-être mental et la sexualité dure bien sûr plus longtemps avant de disparaître. En d'autres mots, une semaine au soleil peut faire la différence.
Bien sûr, plus grande sera la surface de la peau exposée au soleil, plus important sera l'effet. Doubler la surface de peau exposée doublera la quantité d'ultraviolets
que nous pouvons absorber.
Tout ceci nous donne un nouvel éclairage sur le phénomène des romances estivales. Après une semaine au soleil nous nous sentons plus relaxés et donc moins inhibés, nos hormones sexuelles ont été multipliées et nos corps entiers sont accordés pour la reproduction. Et en plus, le sexe opposé le sait d'instinct.
Cerveau et rajeunissement solaire
Il y a un désordre dont on est certain qu'il interfère avec l'apport de nutriments au cerveau, c'est l'artériosclérose cérébrale, durcissement des artères du cerveau. Dans les cas les plus sévères cela peut conduire à un blocage complet de l'apport de sang à certaines zones du cerveau avec pour conséquences des convulsions ou des attaques, mais le plus souvent cela conduit à une lente détérioration du fonctionnement mental et du comportement. En Russie la valeur du soleil pour traiter de tels désordres est reconnue. Une étude publiée en 1966, concernant 150 patients, a rapporté que le fonctionnement mental de malades souffrant d'artériosclérose cérébrale était grandement amélioré par des bains de soleil réguliers. Les pavillons de gériatrie de nos hôpitaux sont pleins de cas tragiques de personnes dont le cerveau s'est détérioré par suite d'artériosclérose mais dont le corps continue à fonctionner comme si tout allait bien. Ils représentent un fardeau pour le contribuable mais plus grave encore, ils sont une source constante de grief et de désespoir pour leurs proches. Comme il serait facile de tous les exposer à une lumière plein spectre contenant tous les « composants nutritionnels » nécessaires de la lumière visible et invisible ! Installer de tels éclairages les aiderait à longueur de journée, jour après jour, pour un coût qui est tout à fait insignifiant en terme de budget de dépense de santé pour les personnes âgées. Bien sûr si les hôpitaux revenaient à un style de construction légèrement démodé, les patients pourraient sortir lorsqu'il y a du soleil
mais il y a sans aucun doute des raisons bureaucratiques qui y voient des inconvénients.
Les gamins hip-hop
A l'autre extrémité de l'échelle des âges, John Ott avait remarqué l'effet de l'éclairage intérieur ordinaire sur l'hyperactivité. C'est à notre époque un problème
croissant dans les écoles et dans les familles, aggravé sous éclairage artificiel. Parce que la lumière solaire a au contraire un effet apaisant et relaxant pour tout le monde, jeune ou vieux, cela avait un sens de voir si l'éclairage plein spectre faisait une différence pour les enfants hyperactifs. Une étude a été effectuée par un fabriquant américain de lampes et elle a donné des résultats étonnants.
Dans un environnement scolaire qui était presque entièrement éclairé par des tubes fluorescents, l'hyperactivité était un problème constant et important. Mais lorsque
les tubes ordinaires furent remplacés par des tubes plein spectre, les choses se sont considérablement améliorées. Ces résultats furent enregistrés par une caméra vidéo
cachée et l'étude des vidéos apporte une démonstration éclatante. Les enfants qui auparavant pouvaient à peine rester assis sur leur siège, commençaient à rester assis et à écouter. Le taux de punition pour fautes de comportement commença à baisser et la capacité d'apprentissage des enfants augmenta. Il est remarquable que les enfants qui étaient les plus mauvais au début furent ceux qui s'améliorèrent le plus.
Il semble donc que, comme dans les hôpitaux, nous devrions installer des lampes plein spectre dans les écoles. Parce que les élèves se sentiraient mieux et seraient en meilleure santé physique, ils apprendraient aussi mieux et seraient moins indisciplinés.
La détoxication solaire
Une autre étude russe a étudié la capacité du corps à résister à des poisons et à les éliminer de l'organisme. Elle a conclu que "la tolérance de l'organisme aux substances
chimiques dépend, pour une grande part, de son exposition aux radiations ultraviolettes ; elle décroît en cas de déficit d'ultraviolets et augmente avec des doses subérythémateuses".
En d'autres mots, nous n'avons pas besoin de brûler au soleil ni même de devenir bronzé pour bénéficier physiologiquement des ultraviolets.
Les Russes ont bien sûr plus d'opportunité que nous d'étudier le déficit en ultraviolets ou, comme ils l'ont appelé, la "famine de lumière". Ils ont aussi plus de raisons d'y trouver des traitements, mais à peine plus que nous, parce qu'à notre époque l'effet de vivre plus au nord est maintenant largement outrepassé par le fait de vivre en intérieur. C'est en fait comme si nous vivions dans des régions polaires si l'on considère la quantité de lumière que nous recevons un jour ordinaire. Si nous
augmentions notre absorption de lumière -cette étude le déclare clairement- nous serions mieux armés pour résister aux effets dommageables de la pollution de l'environnement, et de la pollution de nos aliments et boissons.
Il a été démontré qu'une charge excessive en minéraux toxiques comme le plomb
ou le cadmium pourrait conduire à l'hypertension, à des troubles cardiaques, à un état de malaise général et à la maladie. Mais les liens de loin les plus importants sont, avec l'hyperactivité, les difficultés de comportement et d'apprentissage chez les enfants et même la dyslexie. Ce sont des problèmes de plus en plus importants.
Les molécules biochimiques telles que les pesticides posent un problème encore
plus grave car il est difficile de les éviter si nous voulons manger quelque chose. En
raison du fait qu'une laitue risque d'avoir été traitée quatorze fois avec toute une gamme de produits chimiques avant qu'elle n'arrive dans notre saladier, il est juste de dire que nous sommes tous porteurs d'un fardeau de pesticides et autres produits chimiques dissous dans nos tissus graisseux. Ces produits chimiques agissent comme des neurotoxiques : ils tuent les parasites en empoisonnant leur système nerveux et en les paralysant. Mais si le parasite a un système nerveux, alors ils est similaire à celui des humains, au moins par rapport aux pesticides, et il n'y a pas de raison que nous soyons insensibles aux effets des neurotoxiques.
Les résidus de pesticides ont été incriminés dans des cas de désordres psychiques, de faiblesse du système immunitaire, de cancer et encore plus pour la fatigue chronique, la dépression, l'état de malaise général et même dans des cas d'allergies multiples et du syndrome de la guerre du Golfe. Si notre capacité à résister aux effets dommageables de ces produits chimiques est proportionnelle à notre exposition aux ultraviolets, alors nous avons un traitement majeur tout prêt pour ce qui est clairement un problème croissant de santé publique.
Les malades que l'on a diagnostiqués avec des taux élevés de produits chimiques toxiques pourraient bénéficier du soleil ou d'un éclairage plein spectre pour augmenter leur tolérance par rapport à ces toxines. Mais il vaut toujours mieux prévenir que guérir et il est encore plus important de s'assurer que nos enfants mangent bio et reçoivent assez de soleil pour réduire autant que possible leur charge en toxines et prévenir le développement de telles maladies.
Vitamine D et mélatonine
(...) Nous savons maintenant que la vitamine D n'a pas seulement un effet sur le métabolisme du calcium et sur les os ; elle influence tous les organes, probablement
toutes les cellules de notre organisme. Nous le savons grâce aux travaux de Stumpf et d'autres qui ont démontré qu'il y avait des récepteurs de la vitamine D dans tous ces tissus. Ce sont des molécules situées sur la paroi des cellules, spécialement attractives pour la vitamine D qui circule dans le sang. S'il y a un récepteur dans une cellule, alors la molécule messager (dans ce cas, la vitamine D) a un effet sur son fonctionnement.
Nous commençons à connaître certains processus mais il y a une telle multitude de cellules avec des récepteurs de la vitamine D, qu'il faudra encore des années pour
parvenir à des connaissances vraiment complètes. La vitamine D stimule :
- la digestion, pour mieux assimiler notre nourriture,
- le pancréas, pour mieux utiliser ce que nous absorbons,
le coeur, pour la circulation du sang, la meilleure distribution de l'oxygène et des
nutriments dans tout le corps,
- la thyroïde et les glandes surrénales pour notre bien-être général,
- nos organes génitaux pour notre capacité de reproduction,
- les nerfs gouvernant nos muscles, afin que nos muscles soient plus forts.
La vitamine D a aussi un rôle important au niveau du cerveau et du système
nerveux, et il y a pour cela des récepteurs dans l'ensemble de notre système nerveux.
D'une façon schématique, cela se passe ainsi :
- Dans l'obscurité, notre organisme produit la mélatonine qui nous aide à dormir et à réparer nos tissus pendant notre sommeil.
- Dans la clarté du jour, nous produisons de la vitamine D qui stimule notre cerveau (ainsi que de nombreux autres organes), nous maintient éveillé, améliore notre
humeur et nous tient prêt à l'action.
- Nous avons besoin des deux faces de ce cycle, le côté de la lumière et le côté de l'obscurité, afin de rester en bonne forme, physiquement et mentalement mais souvent, de nos jours, nous ne connaissons ni la vraie lumière du jour intense ni la véritable obscurité de la nuit, nous vivons trop souvent dans une sorte de crépuscule.
Nous vivons le même type de relations avec la lumière que de nombreuses
espèces animales, et cela remonte loin en arrière dans l'arbre de l'évolution. Nos
biorythmes, pas seulement du jour et de la nuit, mais aussi de l'été et de l'hiver, en découlent.
Il y a tant de mécanismes qui font que le soleil nous met en meilleure forme, et nous rend en meilleure santé, qu'il vaut mieux oublier la science et tout simplement
profiter et jouir autant que possible de ce don de la nature.
Jean Celle.
Extrait de « Soleil Vital », Dr. Damien Downing, avec la collaboration de Jean Celle,
Ed. Jouvence (BP 7, 74161 St-Julien-en-Genevois cedex, tél. : 04.50.43.28.60), mars
2002. Disponible également en magasins bio.
Histoire vécue
LE ROSE QUI REND FOU
« Durant un autre déplacement en Floride, j'ai fait une conférence pour une agence de publicité et après mon discours, M. Richard L. Marsh, gérant de la station de
radio WILZ, près de St Petersbourg (Floride) me parla d'un cas similaire. Il me raconta que des membres du personnel de cette station avaient décidé de rendre plus lumineux
leur environnement de travail à la fois dans les studios et les salles de contrôle en remplaçant les habituels tubes fluorescents blancs par des tubes de couleur rose vif.
Deux mois après, des problèmes apparurent dans le personnel. Par exemple, les annonceurs perdaient de leur efficacité en ligne. Tout le monde devint irritable,
constamment en contradiction avec les décisions de la direction et de façon générale, difficile à contrôler. Deux employés donnèrent leur démission simplement à cause d'une
insatisfaction générale avec eux et le personnel.
Mais un matin, un membre du personnel s'exclama : « si l'on n'enlève pas ces ampoules roses, je vais devenir complètement fou! ». Cela suscita immédiatement une
réaction et ce même jour, tous les tubes roses furent retirés et remplacés par des tubes blancs. Au bout d'une semaine, comme par miracle, les tempéraments cessèrent de
s'échauffer, l'esprit de collaboration et d'équipe commença à réémerger et il n'y eu plus de démission. L'ambiance de travail s'améliora, avec un minimum d'erreurs
professionnelles ».
John N. Ott dans « Health and Light ». |
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La « mal-illumination » est aussi inquiétante que la malnutrition
LA LUMIERE NATURELLE NOURRIT TOUTES NOS CELLULES
Le sens de la vue ne serait qu’une partie de notre système de vision. Par le biais de nos yeux, la lumière stimule l’hypothalamus, l’hypophyse et la glande pinéale, aux
confins du cerveau, qui coordonnent d’innombrables fonctions vitales.
Il n’y a pas de vie sans lumière du soleil ; seuls quelques poissons peuvent survivre au fond des océans. Quand aux humains, ils sont comme les plantes qui, sans lumière, se fanent, dépérissent et meurent.
La lumière du soleil nous caresse, nous nourrit, nous permet de grandir et d’être en bonne santé. Ses bienfaits sont connus depuis des millénaires et célébrés par toutes
les civilisations. Notre époque se différencie des civilisations passées par son manque de respect du soleil. Nous nous activons alors que le soleil est au zénith. Nous persistons à prendre des bains de soleil aux heures les plus dangereuses sans nous soucier des effets néfastes. Il suffit d’observer les peuples qui vivent dans le désert pour réaliser à quel point leur existence est régie par le soleil. Entre 12 heures et 16 heures, on fait la sieste ou on reste à l’ombre. On ne s’expose au soleil que tôt le matin ou en fin d’après-midi.
La tenue vestimentaire est adaptée, le corps protégé par des tissus souples et légers. Notre comportement est totalement différent et nous accusons le soleil d’être
néfaste et dangereux. Le soleil n’est ni néfaste ni dangereux, simplement nous ne savons pas comment nous en accommoder.
“La lumière du corps est votre oeil ; quand votre oeil est limpide, tout votre corps l’est également, rempli de lumière ; quand il est trouble, votre corps est dans l’obscurité” (Luc 11 : 34).
Cônes et bâtonnets
Les yeux sont l’organe de la lumière du corps humain. Ils sont les récepteurs de la lumière. Celle-ci, réfractée par les différents éléments transparents du globe oculaire (la cornée, l’humeur aqueuse, le cristallin, le corps vitré), arrive sur la rétine où elle est transformée en pulsions électriques par les cellules photoréceptrices constituées de cônes et de bâtonnets. La rétine comprend environ 137 millions de cellules hotoréceptrices (environ 130 millions de bâtonnets et 7 millions de cônes). Les cônes sont sensibles aux couleurs et à la haute résolution de lumière (lumière diurne). Ils ont concentrés dans la macula lutea, une dépression dans la rétine, exactement dans l’axe à l’arrière de la pupille. Au centre du macula se trouve la fovéa centralis, le point de la rétine qui nous permet de voir avec acuité et qui correspond à notre vision entrale. Les bâtonnets, par contre, sont insensibles aux couleurs, mais sensibles au noir et blanc, à la faible résolution de la lumière ainsi qu’aux ouvements. Ils ermettent la vision nocturne et la vision périphérique.
La lumière, transformée en pulsions électriques dans la rétine, est transmise par les nerfs optiques puis les tractus optiques jusqu’au cortex occipital à l’arrière de la tête,
où se situe le siège de la vision. Là, les formes, les couleurs, les contrastes, le mouvement perçus par les yeux sont analysés et interprétés pour construire une image.
Lumière et système endocrinien
La plus grande partie de la lumière qui entre par les yeux va au cortex visuel pour l’analyse et l’interprétation des images reçues. Le reste est absorbé par l’hypophyse,
l’hypothalamus et le corps pinéal sur le tronc cérébral. Ces derniers agissent comme régulateurs des systèmes hormonaux, circadiens et endocriniens et ont une forte
influence sur l’état psychologique.
La vue, donc, n’est qu’un aspect mineur du processus dynamique de vision. La lumière qui entre dans le corps par les yeux sert à la fois des fonctions visuelles et non visuelles. Les fonctions non visuelles correspondent aux systèmes
nerveux et endocriniens. Ces centres majeurs de contrôle du corps sont directement stimulés et régulés par la lumière.
L’hypothalamus coordonne et régule la plupart de nos fonctions, initie et dirige nos réactions et notre adaptation au stress. Comme un ordinateur, il centralise la
multitude d’informations que nous recevons et les dirige vers les divers organes en fonction des besoins.
Les informations reçues par l’hypothalamus sont nécessaires au contrôle des sécrétions du corps pinéal. De ce fait, ce mécanisme a un effet considérable sur le système endocrinien.
La lumière, donc, stimule le corps pinéal exclusivement par la voie oculaire, ce qui en fait une partie intégrale du système visuel.
Le rôle essentiel du corps pinéal est de coordonner toutes les fonctions du corps et de les synchroniser avec l’environnement extérieur. Il utilise les messages liés à la
lumière émis par hypothalamus afin de déterminer à quel moment il doit sécréter son hormone, la mélatonine.
La mélatonine est sécrétée dans l’obscurité de la nuit. Son niveau de sécrétion maximum se situe entre 2 heures et 3 heures du matin, et il baisse pendant la journée. La mélatonine, qui influence l’horloge biologique de notre corps, est sécrétée directement dans le sang. Elle est présente dans l’ensemble de notre corps dont elle influence toutes les fonctions. Visiblement, aucune de nos cellules n’échappe à l’influence de la lumière.
En résumé, la lumière entre par les yeux non seulement pour la vision mais également pour réguler notre horloge biologique du corps par le biais de l’hypothalamus. Celui-ci contrôle le système nerveux et le système endocrinien qui ensemble régulent toutes les fonctions biologiques du corps humain. De plus, il
supervise les informations liées à la lumière et les envoie au corps pinéal qui les utilise pour informer d’autres organes sur les conditions lumineuses de l’environnement.
La carence en lumière :
la « mal-illumination »
De récentes recherches ont permis de confirmer l’influence des couleurs du spectre lumineux sur le bon fonctionnement de notre corps – la tension artérielle, le
rythme cardiaque, la respiration, le cillement des paupières, l’état d’esprit, le taux de calcium… Notre refus de prendre en compte l’importance de la lumière naturelle nous
conduit à créer une population chroniquement malade. La comparaison avec les plantes est toujours intéressante : exposées à une lumière artificielle qui ne dispose pas du spectre complet de la lumière naturelle, les plantes périssent, en revanche, avec une illumination artificielle contenant le spectre total de la lumière, les plantes croissent normalement.
John Ott, grand pionnier dans l’étude de l’importance de la lumière naturelle, a constaté que lorsque l’on filtrait la lumière naturelle, cela induisait un fonctionnement
cellulaire anormal des pigments de cellules épithéliales de la rétine de l’oeil de lapin. Il observa ce fonctionnement cellulaire sous microscope et put voir un changement
significatif de comportement des cellules avec chaque couleur. Il nota également que ces changements ressemblaient beaucoup aux schémas du comportement humain.
L’homme moderne est exposé pendant de nombreuses heures à une lumière artificielle qui n’a pas du tout l’aspect nourricier du soleil. Cela pourrait être un facteur
important des causes des maladies chroniques dont souffre une partie de plus en plus large de la population. Nous passons notre vie sous une lumière artificielle enfermés dans des écoles, des bureaux, des usines, des commerces, des voitures, etc. Cela crée une “mal-illumination” exactement comme la “malnutrition” résulte d’une alimentation déséquilibrée.
Quels en sont les effets sur la vue ? La nature a conçu un extraordinaire système qui permet aux yeux de s’adapter à tous les degrés de luminosité. La pupille, le trou noir au milieu de l’iris, se contracte et devient toute petite en cas de lumière intense, comme à l’extérieur et se dilate selon la faiblesse de la lumière jusqu’à devenir très grande quand celle-ci est absente. Si nous restons confinés à l’intérieur, les muscles sphincters et dilatateurs de la pupille, qui lui permettent de se dilater et se contracter selon le degré de luminosité, ne sont pas stimulés. Les pupilles restent dilatées et ne sont pas stimulées en contraction. Ce mouvement perd son dynamisme et nous sommes éblouis dès lors que nous nous trouvons exposés à une lumière plus forte à l’extérieur. Cet éblouissement résulte de la lenteur d’adaptation des pupilles à ce nouveau degré de luminosité.
L’inconfort qui en résulte encourage le port des lunettes de soleil. Plus nous portons des lunettes de soleil, moins les pupilles sont stimulées en contraction et plus nous devenons sensibles à la lumière. Il s’agit là d’un cercle vicieux qui, poussé à l’extrême, nous rend sensibles même à la lumière artificielle. A long terme, cette situation nuit à notre santé en général puisque, comme nous l’avons vu plus haut, la lumière aturelle qui entre par nos yeux influence tout notre être et notre corps.
Il est important de mentionner que même les verres de correction nuisent à la timulation de la contraction pupillaire.
Il est donc important d’interrompre ce cercle vicieux et de favoriser la contraction-dilatation des pupilles en vue de restaurer leur fonctionnement naturel, c’est-à-dire une adéquation parfaite à chaque niveau de luminosité.
Bien que les yeux soient parfaitement adaptés à la réception de la lumière, ils ont néanmoins besoin de moments d’obscurité pour permettre aux pigments des cellules
photoréceptrices, dont l’un des rôles est d’absorber la lumière, de se régénérer.
Le cillement repose l’oeil
Donc la première des solutions pour améliorer l’adaptation pupillaire est le cillement des paupières. Le cillement a pour rôle non seulement de lubrifier et de nettoyer l’extérieur du globe oculaire en contact avec l’environnement, mais aussi de lumière gène moins ou même pas du tout. En revanche le regard fixe sans cillement sature la rétine quand les pupilles ne font pas leur travail. L’oeil normal et détendu n’a aucun problème avec les différents degrés de luminosité sauf éventuellement dans les cas de forte réverbération (neige, mer, etc.).
Lorsque des problèmes de lecture (presbytie) apparaissent, nous constatons qu’il est plus facile de lire à la lumière extérieure car les pupilles se contractent et canalisent la lumière directement sur la fovéa de la rétine. Comme nous l’avons vu plus haut, cela nous donne une acuité optimale.
L’oeil normal et détendu cille toutes les trois ou quatre secondes. Des expériences en laboratoire ont démontré qu’à la fin de la journée, le total des cillements des paupières correspond à l’équivalent d’une heure avec les yeux fermés.
Passons à la pratique :
palming et « ensoleillement »
Les yeux fatigués deviennent sensibles à la lumière, et le meilleur moyen de les reposer est de faire du palming le plus souvent et le plus longtemps possible. Le palming se fait en couvrant les yeux des paumes des mains, les doigts légèrement croisés sur le front, les yeux fermés. On peut le faire allongé en prenant soin de placer la tête dans le prolongement de la colonne vertébrale, ou assis à une table, les coudes sur un ou deux coussins pour que le dos et la nuque soient bien droits et alignés.
Pour stimuler la réaction pupillaire, on peut alterner le palming avec “l’ensoleillement” des yeux et ainsi rendre ce mouvement souple et rapide. Pour pratiquer l’ensoleillement”, on s’assied confortablement là où l’on peut recevoir le soleil directement sur le visage et non pas au travers d’une fenêtre.
On ferme les yeux. (Il va de soi qu’il ne faut pas faire cet exercice en été entre 11 heures et 15 heures. Le bon sens veut que l’on soit bien au soleil sans se brûler). On
tourne la tête lentement d’un côté à l’autre pour que la chaleur du soleil concerne chaque partie de l’oeil et non pas uniquement le milieu des paupières. La nuque est détendue, un peu comme si on buvait cette lumière qui pénètre à travers les paupières et va jusqu’au cortex visuel. Derrière les paupières, les pupilles sont légèrement contractées face à la lumière. On observe que l’oeil qui s’éloigne de la lumière passe à l’ombre, de chaque côté, ce qui stimule une faible dilatation de la pupille.
Il s’agit de répéter cet exercice très relaxant une vingtaine de fois de chaque coté et enchaîner de suite, sans ouvrir les yeux, avec le palming. Si au cours de ce dernier on perçoit, les yeux fermés, des couleurs, des points blancs ou des filaments, il n’y pas lieu de s’inquiéter. Ces phénomènes sont causés par les nerfs optiques excités par la lumière ; donc on continue le palming jusqu’à ce que petit à petit ces images s’estompent et jusqu’à obtenir un noir homogène. Ensuite sans ouvrir les yeux on reprend l’ensoleillement, puis de nouveau le palming et ainsi de suite. Le tout prend vingt minutes, mais il n’y a pas de limite de temps. Il faut toujours terminer la séance par le palming. Les yeux restent fermés jusqu’à la fin de la séance. Ensuite, on enlève
les mains tout en gardant les yeux fermés. Puis on rouvre les yeux doucement en battant les paupières.
Plus la personne est tendue, plus le temps nécessaire à l’obtention d’un noir “foncé” est long. Au début cela peut prendre assez longtemps chez certaines personnes, mais avec la pratique de l’alternance lumière-obscurité, on constate que le noir vientermettre à l’oeil de disposer d’instants d’obscurité. En effet, pendant le cillement, la plus rapidement. La rapidité d’obtention du noir est fonction de notre détente. La
pratique régulière de cette alternance va stimuler la réaction pupillaire tout en détendant
les yeux et les voies optiques. Il permet également de détendre le cortex visuel qui, pendant le palming, n’a pas à analyser ou interpréter des images transmises par la lumière. On constate également une meilleure acuité.
Les bienfaits de la lumière crépusculaire
Nous avons vu que la lumière naturelle est importante et que ses variations d’intensité, selon l’heure de la journée et sa nature, font que l’oeil est tout à fait capable de s’adapter à toutes ces nuances.
La journée, nous utilisons les cônes, la vision centrale, mais dès le début du crépuscule, un changement se produit dans l’oeil. Lorsque la lumière baisse, les cônes sont remplacés par les bâtonnets. Au crépuscule et pendant la nuit, les bâtonnets qui ont pris la relève nous permettent de voir dans l’obscurité, sans couleur mais avec un nombre étonnant de nuances de noir et de blanc.
En général, nous ne vivons plus ce moment de la journée. Dès que la lumière baisse nous avons le réflexe de recourir à la lumière artificielle. Cela implique que les
bâtonnets de la rétine n’ont plus leur stimulation naturelle liée au passage du jour à la nuit. Nous allons encore fatiguer les cônes en poursuivant nos activités de travail, de lecture, de télévision ou d’ordinateur jusqu’à tard le soir, voire la nuit. Puis nous nous couchons. Nous sommes alors étonnés de ne rien voir lorsque nous sortons la nuit. Les cônes ne se sont pas reposés et les bâtonnets, qui n’ont pas pu jouer leur rôle, ne seront plus efficaces au moment voulu. Il y a donc un déséquilibre.
Vivre le crépuscule et la nuit est très bénéfique pour la vue. Comme dans tous les contraires (le jour et la nuit, le soleil et la lune, le chaud et le froid, le féminin et le masculin, le yin et le yang), l’harmonie d’un système fonctionnel dépend de l’équilibre d’utilisation des ses différentes parties.
Il est certes difficile de vivre entièrement dans l’obscurité. Dans un environnement urbain, nous subissons une pollution électrique. Même à la campagne il n’est pas toujours évident de se promener la nuit sans une lueur de lumière artificielle au loin. Quoi qu’il en soit, une promenade au crépuscule et dans la nuit est toujours bénéfique pour stimuler les bâtonnets.
L’alternance naturelle du jour et de la nuit, si vitale pour nos yeux et tout le corps est normale. Ce qui est anormal, et donc néfaste, c’est d’être en permanence dans l’obscurité. Rester à l’intérieur, les rideaux fermés, toute lumière naturelle exclue, est encore plus néfaste qu’un excès de lumière.
La rétine de l’oeil a été conçue pour nous permettre de voir le jour et la nuit, dans une lumière forte et dans l’obscurité. Par une meilleure connaissance de sa composition, nous pouvons mieux prendre soins de notre rétine en lui fournissant ce dont elle a besoin pour être en bonne santé – la lumière naturelle diurne (solaire) et nocturne (lunaire), et des moments transitoires sans l’une ni l’autre.
Nina Hutchings.
Enseignante diplômée de la méthode Bates, School of Vision Education (Angleterre).
G:\Archives disque dur\Archive Doc Bio-Redac\ARCHIVES ARTICLES\Dossiers parus\Doss 113 Lumière et santé\textes dossier 113\TOTAL113.doc
23/07/08 - 10:07
Références :
- « The cure of imperfect sight by treatment without glasses », W.H. Bates, M.D.,
Central Fixation Publishing Co., New York City, 1920.
- « Health and light. The effects of natural and artificial light on man and other living
things », John N. Ott, Ariel Press, Columbus, Ohio-Atlanta, Georgia, 1976.
- « Light, medecine of the future », Jacob Liberman, O.D., Ph.D., Bear & Company
Publishing, Santa Fe, New Mexico, 1991. |
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Une technique pour stimuler la créativité
LUMIERE ET PHOSPHENES
Depuis l’aube de l’humanité, les hommes pratiquent les fixations du soleil plus ou moins longues. Nous vons tous contemplé des levers ou des couchers de soleil qui nous donnent l’énergie du jour ou le calme de la nuit. Les exercices de fixation de la lumière naturelle (soleil ou flamme) font partie de toutes les traditions et religions.
Le docteur Francis Lefebure (1916 – 1988), médecin du service de santé scolaire, a passé une grande partie de sa vie à étudier cette pratique qu’il a appelé le « mixage phosphénique ». Il a découvert comment utiliser consciemment l’action stimulante de la lumière sur le cerveau. Les courtes fixations d’une lumière naturelle ou artificielle suffisamment puissantes déclenchent l’apparition d’une tache lumineuse colorée (phénomène de l’éblouissement) appelée « phosphène ».
En fermant les yeux, vous pourrez observer l’évolution des couleurs et de la luminosité de ce phosphène pendant environ 3 à 4 minutes. Attention, avec le soleil brillant, il convient de prendre des précautions importantes : pas de lunettes ni de lentilles, boire beaucoup d’eau et faire de très courtes fixations (maximum demiseconde), à ne pas pratiquer par les personnes souffrant de glaucome ou ayant subi une opération de la rétine au laser depuis moins de 3 ou 4 ans. Contrairement aux idées reçues, les courtes fixations de sources lumineuses ont tendance à améliorer la vue.
Au début des années 60, en analysant les propriétés des phosphènes, il a mis en évidence les fonctions rythmiques et rotationnelles du cerveau ainsi que les mécanismes de la pensée. En observant les pratiques des traditions et des religions, il s’est aperçu que la fixation du soleil ou du feu était ccompagnée de la récitation d’une prière ou d’un mantra ou d’une intention.
A partir de ces découvertes, il a élaboré une méthode : le mixage phosphénique. Le principe de base est simple : en mélangeant une pensée (mots, images, musiques, sons…) au phosphène, il se produit un développement de l’énergie et une augmentation de la puissance de la pensée. Les applications sont nombreuses. Cette pratique permet à chacun de développer, de renforcer et de structurer ses capacités intellectuelles, mentales et énergétiques, de s'ouvrir à
d'autres plans de conscience, et de progresser en toute indépendance et dans le respect des coutumes et des traditions.
En tant que médecin du service de santé scolaire et ancien professeur, il s’est intéressé aux applications pédagogiques :
développement de la mémoire, des capacités d’apprentissage, de l’intuition, de la créativité, des capacités de raisonnement, de structuration de la pensée, etc. accompagnées d’effets bénéfiques sur la qualité du sommeil et des rêves, sur le renforcement de la personnalité et la gestion du stress, etc.
Son livre de base : « Le mixage phosphénique en pédagogie ». Il en a écrit une vingtaine d’autres.
Ce travail avec la lumière et l’intention, associé à des exercices spécifiques de respiration, de petits balancements et autres, ouvre une voie d’évolution personnelle en toute indépendance. Leur pratique développe concrètement nos potentialités pour devenir acteur dans notre vie de tous les jours en repoussant les limites de notre conscience.
En fait, nous pratiquons sans le savoir les techniques phosphéniques, ne serait-ce qu'en contemplant un coucher de soleil. L’intérêt de l’oeuvre du Dr Lefebure est d’avoir étudié le fonctionnement de ce que nombre de personnes font spontanément pour le mettre à la portée de tous.
Que se passe-t-il ? Fixer le soleil ou une source lumineuse un bref moment crée une onde tourbillonnaire dans le cerveau stimulant le cortex et les connexions entre les neurones. Ce phénomène augmente les capacités cérébrales et libère de l’énergie. Pour qu’elle puisse donner tous ses effets, il convient de la canaliser par une intention, une pensée, un thème de travail ou de réflexion, etc.
Plutôt la lumière naturelle
S’il est possible de former un phosphène en fixant une lampe électrique (ne pas utiliser les « néons » ni les ampoules économiques), il est préférable d’utiliser des lumières naturelles (soleil, feu). La lumière est à la fois onde et particule, c’est-à-dire énergie et information. La lumière naturelle émise par le soleil véhicule les énergies et les informations cosmiques qui règlent nos horloges biologiques et permettent notre évolution de conscience, ce que ne peut pas faire une lumière artificielle. Le soleil émet
des photons dont la qualité et le comportement changent en permanence suivant sa position en fonction de l’heure du jour et de la saison. C’est ce qui pilote notre fonctionnement hormonal. Pour que nos systèmes biologiques et énergétiques restent en permanence correctement référencés et pour entrer sur une voie d’évolution juste, il est important de pratiquer cette méthode avec une source de lumière naturelle.
A l’aide de certaines techniques phosphéniques pour augmenter la puissance de l’intention et orienter les énergies, Nathalie Provost et Gilbert Lavallière animent des séminaires de remise en forme et d’évolution personnelle en utilisant d’autres outils : la BioSyntonie®, la musique, le travail avec la voix, le yoga, les réseaux géomagnétiques et des points de résonance cosmo-telluriques. Cette synergie donne des résultats remarquables sur tous les plans constitutifs de la personne, « Corps-Âme-Esprit ». Leur
prochain séminaire est, bien sûr, intitulé « Lumière et Joie dans nos Cellules ». Pour profiter pleinement des bienfaits de la lumière, de l’air et des énergies environnantes, il aura lieu exceptionnellement dans un centre naturiste dans l’arrière-pays niçois.
LIRE
- « Le Mixage Phosphénique en pédagogie », Dr Francis Lefebure, Editions
Phosphénisme, 368 p. 15ème édition, 56ème mille, 28 € + port 4 €. (A commander à
l’adresse ci-dessous, chèque à l’ordre d’APLVIE).
STAGES, SEMINAIRES, LIVRES ET INFORMATIONS
Gilbert Lavallière,
29 ter, rue des Molléons,
95230 Soisy-sous-Montmorency,
tél. : 01.39.89.54.03,
mél : gilbert.lavalliere@wanadoo.fr.
site : www.g-lavalliere.com.
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